Biographie

blek_mefiez-vous-208-01Ma biographie musicale

Après quelques notions de piano classique dans mon enfance, tout a réellement commencé à 18 ans, quand j’ai branché mon orgue Bontempi sur une pédale de distorsion… Pour le plus grand malheur du voisinage. À partir de là, j’ai appris en autodidacte des lignes de basse et des accords de guitare afin de recruter des énergumènes prêts à partager mes décibels.

Après des essais de groupes anecdotiques, j’ai monté NOSFERATU à 24 ans. Rock sombre pour jeunes gens en noir. Un an après nous avons enregistré un 45 tour, puis un morceau pour une compilation avec un label français (Squale Records). Nous faisions pas mal de concerts dans une ambiance passablement agitée. En 1988, j’ai mis fin au groupe qui ne correspondait plus à mes aspirations.

Ensuite, par le biais du théâtre j’ai enfin appris à chanter et placer ma voix. Au début des années 90, mon nouveau groupe No Fun Clown me mène vers une musique teinté de ska. En 1995, j’enregistre des morceaux rock pour le one man show de café-théâtre que j’interprète à l’époque. De 1996 à 2007, pour diverses raisons et obligations je quitte l’univers de la musique.

En 2008, je rachète un clavier et une boîte à rythmes pour écrire tout ce qui me passe par la tête. En 2009 je monte un premier groupe avec un vieil ami bassiste et en recrutant par annonces quelques vétérans du rock. J’ai plein d’idées et plein d’espoir. En fait, les musiciens vont se succéder jusqu’en 2015, donnant plusieurs versions aux mêmes projets. Nous faisons quelques concerts et nous enregistrons un CD autoproduit début 2015 (Les French Décapants). Malgré l’ambiance sympathique, j’ai un sentiment de redite, je décide d’arrêter le groupe et de mener mon propre projet, seul et sans filet.

De 2016 à 2019 j’ai travaillé avec la complicité de Victor LECOEUR en tant qu’arrangeur et guitariste pour réaliser deux albums et un single. C’est aussi à partir de ce moment que je me suis mis à produire mes morceaux sous forme de clips vidéo réalisés par Cécile DELPOIO. Il y avait longtemps que j’en rêvais et c’est vite devenu un besoin irrépressible.

À partir de 2020 c’est avec Olivier REUCHER (claviériste de « Remember the light ») que je travaille mes nouveaux morceaux. Il en résulte un nouvel album (« Nuages et dissidence ») sorti en septembre 2021.

blek_yeux_01-280Un mot sur ma vie en dehors de la musique

J’ai un diplôme de dessinateur publicitaire. Mais j’ai été aussi serveur, vendeur, saisonnier agricole, ouvrier, brancardier, agent hospitalier, technico-commercial, puis plus tard gérant d’un commerce avant de devenir intégrateur web pendant pas mal d’années. J’ai ensuite été rédacteur web et aujourd’hui je mène une vie heureuse en rachetant des poules pondeuses qu’on emmenait à l’abattoir pour les revendre à des propriétaires bienveillants chez qui elles couleront des jours paisibles. J’ai aussi une formation d’écrivain public.

Côté création, au cours de ma vie, j’ai écrit des sketches que j’interprétais, des nouvelles et des scénarios de court-métrages. J’ai produit dessins et peintures et réalisé des montages infographiques. J’ai par ailleurs participé à divers spectacles de théâtre, café-théâtre, à des tournages et, bien sûr, à des concerts avec mes groupes successifs.

Pour que tout soit clair…

Je ne suis pas un provocateur, mais je ne me pose aucune autocensure, quitte à déranger avec des clips comme « La milice de la nature », « Mon gros lobby », « Produire encore », « Vol 317 » et, globalement, avec pas mal de textes de mes chansons. Ça ne me pose aucun problème d’être en opposition avec des « valeurs fondamentales » de la société dans laquelle je vis et je n’éprouve pas le besoin de me rassurer en faisant partie d’une majorité, c’est d’ailleurs pour ça aussi que je me moque complètement de devenir célèbre.

Je ne mange pas les animaux et je pense que c’est un devoir naturel de les protéger, je suis par conséquent en totale opposition avec une société qui les traite généralement comme des marchandises et prétend se désoler de voir les espèces sauvages disparaitre tout en faisant exactement le nécessaire pour provoquer leur extinction.

Je ne pense pas qu’il soit sain d’utiliser des hommes pour égorger trois millions d’animaux par jour rien que dans notre pays, ni de vider les océans et propager la terreur jusque dans les fonds marins.

Je ne considère pas la technologie comme un progrès. Amener l’homme à moins de violence, à davantage de culture, arriver à éradiquer les guerres dans un monde où chacun serait considéré avec la même bienveillance seraient par exemple des progrès pour l’humanité. La technologie est utilitaire et peut permettre d’améliorer les conditions de vie, mais quand elle tombe entre les mains d’individus qui ne la développent que pour s’enrichir à tout prix ou pour assujettir les populations à un contrôle total, cela n’a plus rien à voir avec le progrès.

Je ne pense pas qu’avoir un passeport pour circuler dans son propre pays soit non plus un progrès, mais plutôt une sorte d’expérience de laboratoire à l’échelle nationale et une escroquerie complètement irrationnelle.

Je ne crois pas que nous sommes encore gouvernés par des idées ni des idéaux mais par des firmes, des consortiums et des lobbyistes qui se moquent totalement de l’intérêt général.

Je crois qu’on nous raconte une grosse fable au sujet d’un prétendu avenir au goût de capitalisme vert avec ses voitures électriques, ses joujoux connectés, ses éco-quartiers avec des fraises au balcon et des poubelles bien triées, tout en exportant la pollution et la misère ailleurs avec ses mines de métaux rares, ses cours d’eau pollués ou asséchés, ses armadas de cargos et les centaines de milliers de satellites qui vont graviter peu à peu autour de la planète pour faire fonctionner tout cela.

À part ça, je crois à l’humour, à l’amour, à l’amitié, au ciel bleu et au chant des oiseaux.